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Parc de la Feyssine

Villeurbanne

A Villeurbanne, le site de la Feyssine en devenant la source en eau potable de la cité, a dû conjuguer pendant près d’un siècle, un lieu de nature et d’urbanité. Il a su préserver un équilibre entre l’homme et son milieu. L’arrêt d’exploitation des champs captants de la Feyssine, a livré le site à lui même, à une végétation spontanée. La diversité et les contrastes d’ambiances se sont estompés. De plus, pendant des siècles, Villeurbanne a cherché à se protéger des crues du fleuve en levant des digues. Ces digues se sont transformées en boulevard périphériques et voies rapides et aujourd’hui la ville s’est totalement coupée du Rhône.
Le stratégie d’aménagement que nous proposons de développer sur ce site à travers le projet s’articule autour de deux objectifs :
– Relier la ville et le fleuve, en « jetant des passerelles » depuis la digue Laurent Bonnevay jusqu’au Rhône, dans le prolongement de la trame urbaine de Villeurbanne,
– Révéler la cohérence du milieu fluvial, en proposant d’affirmer les séquences végétales résultant de leur situation par rapport au fleuve (ripisylve, bois tendre, bois dur, alignement urbain). Nous proposons de donner à voir l’état de transformation permanante du fleuve en favorisant la formation d’îles en aval de l’écluse, là où la faible hauteur de niveau, l’élargissement du fleuve et le ralentissement du courant développent des sédimentations sur la rive gauche. Au coeur du parc, la Grande Allée le long du diapason est prolongée à travers tout le site jusqu’au «quartier» de La Feyssine. Elle est également une piste cyclable et carrosable et donne la mesure de la plus grande dimension du site. Dans les bois durs et les bois tendres, des herbes aux arbres, il s’agit d’exprimer la richesse de chaque strate pour développer des thèmes de jardins. Un sentier balisé forme une promenade botanique continue à travers les différentes séquences, celle-ci fait l’objet d’une signalétique spécifique. Au sein de la grande prairie, quelques « îles » de saules blancs, quelques bosquets de cépées et de tétards ponctuent l’étendue d’herbes hautes et procurent un peu d’ombrage. Des chemins fauchés traversent l’espace de part en part. Ces propositions d’aménagement s’attachent à préserver la biodéversité existante, mais aussi à réactiver les dynamiques naturelles de ce territoire en permettant à de nouvelles espèces de se développer.

Date d’étude: 1999

Coût: 1,68 M € HT

Maître d’ouvrage : Ville de Villeurbanne

Maître d’oeuvre mandataire : In Situ E. Jalbert & A. Tardivon

Partenaires : Vegetude expert en foresterie